Depuis sa création en 2009, FAGUO suit une ligne directrice : concevoir des collections à l’empreinte carbone toujours plus basse. Mais la démarche de la marque française ne s’arrête pas à ses vêtements et accessoires. Dès ses débuts, elle choisit également de planter des arbres en France pour contribuer à la neutralité carbone. Dix-sept ans plus tard, plus de 3,6 millions d’arbres ont été plantés. Derrière ce chiffre se trouvent aujourd’hui 350 forêts réparties dans 66 départements français, mais aussi une méthode de plantation qui continue d’évoluer.
Pour comprendre concrètement comment fonctionne l’un de ces projets, direction Plouguenast, dans les Côtes-d’Armor, au cœur d’une forêt FAGUO.
FAGUO, une marque de mode engagée dans la plantation de forêts
En 2009, Frédéric Mugnier et Nicolas Rohr imaginent FAGUO avec la conviction qu’une mode plus responsable est possible. La marque commence alors à travailler simultanément sur la mesure de son empreinte, la réduction de celle de ses produits et la plantation d’arbres en France.
Cette distinction est importante : la plantation ne vient pas remplacer les efforts réalisés sur les produits. Elle les complète. Aujourd’hui, 80 % des collections FAGUO sont conçues à partir de matières recyclées, tandis que la marque continue chaque année de mesurer son bilan carbone et de chercher de nouveaux leviers de réduction.
Cette histoire explique aussi la place particulière occupée par la forêt dans l’identité de FAGUO. Elle n’est pas seulement un terrain de plantation : elle accompagne depuis longtemps l’univers d’une marque qui revendique un quotidien entre ville et nature.
À Plouguenast, au cœur d’une forêt FAGUO
Pour rendre cet engagement plus concret, il suffit de se rendre à Plouguenast, en Bretagne. C’est ici que se trouve l’une des forêts FAGUO plantées en France en 2012, en collaboration avec le pépiniériste Naudet.
Ces plantations répondent à plusieurs objectifs environnementaux. Chaque projet commence par l’étude de la parcelle et de ses caractéristiques. Selon les situations, il peut s’agir de boiser un nouveau terrain ou de reboiser une zone touchée par une catastrophe naturelle. Le choix des arbres est ensuite adapté aux conditions locales et au projet forestier. Et les volumes restent importants : pour la seule année 2025, 48 636 arbres ont été plantés. Ils s’inscrivent notamment dans la démarche de FAGUO visant à participer à la neutralité carbone, en complément du travail mené par la marque pour réduire l’empreinte carbone de ses collections.
Cette forêt permet surtout de comprendre ce que représente concrètement un projet de plantation : derrière le nombre d’arbres se trouve une parcelle qui évolue pendant plusieurs décennies. Son développement s’inscrit dans le temps long et nécessite un accompagnement au fil de sa croissance.

Pourquoi FAGUO mise sur les forêts multi-essences
Planter beaucoup d’arbres ne suffit pas. Encore faut-il réfléchir à la forêt qu’ils formeront dans dix, vingt ou trente ans. FAGUO a ainsi fait évoluer son modèle pour développer davantage de plantations multi-essences, avec jusqu’à 12 essences différentes selon les projets.
L’intérêt est avant tout celui de la résilience. Une forêt composée d’une seule essence peut être plus vulnérable lorsqu’une maladie, un parasite ou un événement climatique affecte précisément cette espèce. Mélanger les essences permet au contraire de répartir les risques.
“Les raisons d’implanter diverses essences, c’est d’avoir une forêt qui soit pérenne et durable dans le temps face aux épisodes de chaleur et aux différents aléas climatiques.”
Loic Mercier, Expert Forestier
Selon les données présentées dans le rapport de mission FAGUO, les forêts multi-essences peuvent notamment mieux supporter sécheresses et tempêtes, subir en moyenne 20 % de dégâts liés aux insectes en moins que les monocultures et ralentir la propagation de certaines maladies grâce à la diversité des arbres présents.
La biodiversité en profite également. Davantage d’essences signifie davantage d’habitats potentiels pour la faune et la flore locales. La diversité joue aussi un rôle dans le stockage du carbone, puisque chaque essence possède ses propres caractéristiques de croissance et de séquestration.
Ce changement permet ainsi de passer d’une logique principalement quantitative (combien d’arbres planter) à une réflexion plus complète : quelle forêt souhaite-t-on voir se développer sur cette parcelle ?

Le Label bas-carbone : un engagement suivi sur 30 ans
Depuis 2024, FAGUO a également choisi de labelliser l’ensemble de ses nouveaux projets de plantation avec le Label d’Etat bas-carbone.
Créé en 2018 par le ministère de la Transition écologique, ce cadre officiel permet de certifier des projets contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Surtout, le label impose des exigences concrètes qui permettent de regarder bien au-delà du jour de la plantation.
Avant le projet, un diagnostic biodiversité et climat est notamment réalisé. La biodiversité déjà présente sur le terrain doit être préservée, les herbicides et pesticides sont interdits et les plantations doivent privilégier des essences locales adaptées aux changements climatiques ainsi qu’un mélange d’essences.
Puis vient le suivi. Un audit est réalisé cinq ans après la plantation, avec la possibilité de mettre en place des actions correctives si nécessaire. Chaque projet implique enfin un engagement sur 30 ans.
Autrement dit, la réussite d’une plantation ne se mesure pas au nombre de jeunes plants photographiés le jour de leur mise en terre. Elle s’évalue dans leur capacité à devenir progressivement une forêt pérenne.
Des projets de plus en plus diversifiés partout en France
Cette évolution se retrouve déjà dans les nouveaux projets FAGUO. Pour les plantations 2025-2026, seuls six projets représentent plus de 35 hectares et 48 000 arbres, avec des compositions allant de deux à douze essences différentes selon les parcelles. À Berthez, en Gironde, le projet prévoit par exemple 5 700 arbres et 12 essences différentes ; à Bonnay, dans la Somme, 9 331 arbres sont répartis entre huit essences.
Des chiffres qui permettent de mieux comprendre ce qui se cache derrière les 3,6 millions d’arbres revendiqués depuis 2009 : non pas une forêt FAGUO unique reproduite à l’identique partout en France, mais des projets adaptés à des territoires et à des conditions différentes.
Une forêt ne se construit pas en un jour
À Plouguenast comme ailleurs, c’est finalement le temps qui donne tout son sens à ces projets. Planter représente le commencement. Il faut ensuite laisser les arbres grandir, observer l’évolution de la parcelle, suivre le projet et, lorsque cela est nécessaire, intervenir pour favoriser sa pérennité.
La démarche de FAGUO a elle-même évolué dans ce sens : davantage de diversité dans les essences, un cadre plus exigeant grâce au Label bas-carbone et un suivi pensé sur plusieurs décennies. Le Comité de Mission de la marque souligne d’ailleurs cette évolution de la méthode de plantation, avec une attention renforcée portée à la diversité des essences et à la robustesse des projets.
Une manière de rappeler que derrière les millions d’arbres plantés se joue surtout une question plus ambitieuse : quelles forêts laisser derrière soi dans trente ans ?
Pour aller plus loin, il est possible de découvrir les engagements de FAGUO et ses projets de plantation de forêts sur le site de la marque, ainsi que les actions mises en place pour concevoir un vestiaire à l’empreinte carbone toujours plus basse.

Crédits photos : Les Pépites de France








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